Chroniques

Le choix de Rudi de Françoise DARGENT

Titre : Le choix de Rudi

Auteur : Françoise DARGENT

Genre : Littérature générale

Prix : 15,90 € (broché) / 10,99 € (kindle)

Quatrième de couverture :

“Quand il ne va pas à l’école, Rudi danse.
Quand il danse, il vit.
Alors il danse, et il ne pense qu’à cela.
Il oublie qu’il n’est pas libre dans son pays.
l’Union Soviétique.
Il oublie qu’être danseur n’est pas un métier. 
aux yeux de son père.

Il oublie la misère et il résiste.
Il prend des cours en cachette.
Il est doué. Mais aussi rebelle.
Un peut trop au goût des adultes.

Pour devenir danseur étoile,
il va devoir se battre.
Pour devenir le meilleur, il va devoir s’enfuir.


 MON RÉSUMÉ :

Nous sommes en 1951, à Oufa, une petite ville se trouvant dans la République de Bachkirie, en URSS. Rudolf Noureev a 13 ans et il a un plus grand rêve : celui de quitter son trou perdu où il vit avec ses parents et ses trois sœurs pour devenir le plus grand danseur étoile que le monde ait connu. Le père de Rudi n’est pas d’accord, lui, il veut que son fils devienne ingénieur. Pourtant, les années passent et le jeune prodige continue de rêver et de danser. Il a maintenant 16, 18, 20 ans .. Rudi finit par obtenir une place dans une école de danse : l’Académie de ballet Vaganova. Cependant, il devra redoubler d’efforts, ne serait-ce que pour quitter l’Union Soviétique.

MON AVIS :

Quand j’ai vu la couverture, j’ai directement pensé au film “Billy Elliot”. En regardant par la suite la quatrième de couverture, j’ai vite compris que l’histoire était fortement inspirée de la jeunesse d’un danseur étoile très connu du XXe siècle : Rudolf Noureev. J’ai trouvé cela très intéressant (car j’apprécie beaucoup la danse classique, du moins, j’aime beaucoup la regarder) et je n’ai pas hésité à l’emprunter. Ce livre n’est pourtant pas une biographie, comme l’explique l’auteur, car il y a beaucoup de passages qui sont inventés et qui ont permis d’enrichir l’histoire.

Avant toute chose, j’avais envie de parler un peu de l’époque. On se retrouve plonger dans un environnement étouffant et où on ressent constamment la pression, car c’est ça de vivre durant l’Union Soviétique. Pour un personnage comme Rudi, rebelle et ne pouvant vivre entraver, c’est irrémédiablement incompatible. Le fait d’être écouté au téléphone, d’être sans arrêt suivi et surveillé, de lire votre courrier, de vous dire quoi faire, qui fréquenter, quoi lire ou écouter .. Et j’en passe ! L’auteur a très bien réussi à reproduire cette période de l’histoire où il était impossible de se sentir libre. Durant ma lecture, je me sentais autant prisonnière que le personnage principal, et j’avais envie de lui dire, même de lui crier : “Barres-toi aussi loin que possible de cette endroit pour vivre tes rêves !”

Concernant la plume de Françoise DARGENT, elle est parvenue à nous faire rentrer dans la tête du danseur. Il était facile de le comprendre, de savoir ce qu’il ressentait .. En fait, de se mettre tout simplement à sa place. Le fait d’avoir pu rencontrer des personnes qui ont réellement connu Rudolf Noureev a dû énormément l’aider pour l’écriture de son roman. L’auteur n’a pas publié ce livre pour rien. En effet, elle a souhaité, durant 350 pages, faire renaître le jeune Rudi, jusqu’à ce qu’il rentre dans l’âge adulte est devienne le grand Rudolf Noureev que le monde de la danse a connu.

Mais rentrons dans le vif du sujet et parlons maintenant du jeune danseur. Très rapidement, je me suis très attachée à ce personnage. À la fin de ma lecture, je suis allée sur le net afin de mettre un visage sur Rudi. Je l’ai trouvé magnifique sur les quelques vidéos que j’ai pris le temps de regarder. Le regarder tournoyer, danser, sauter, ça m’a donné une multitude de frissons. En temps normal, ça aurait pu être un personnage détestable, car il est arrogant, même quelque peu narcissique par moment. Mais moi, tout ce que j’ai vu, c’est quelqu’un qui savait ce qu’il voulait et qu’il avait envie de se battre, de tout donner afin de réaliser son rêve. Il avait cette hargne qui faisait qu’il était lui. Il m’a donné l’impression d’être quelqu’un qui ne pouvait pas aimer une autre personne comme il aimait la danse. Comme il le dit si bien durant le récit, il n’a pas le temps de tomber amoureux. Sans la danse, il mourrait à petit feu. Il était presque inaccessible et ça nous donne envie de l’aimer. Après tout, nous sommes très souvent attirés par ce que nous ne pouvons obtenir. Et c’est pour cela que beaucoup de personnages de l’histoire sont tombés sous son charme, qu’ils soient masculins ou féminins. Et je pense, que d’une certaine manière, Rudi les a aimer à sa façon. Mais ça peur de se retrouver seul a dû jouer un très grand rôle dans ses histoires d’amour.

En fin de compte, je ne peux que vous conseiller ce livre. Sans aucune once d’hésitation, plongez-y. Rudi vous fera aimer la danse. Il vous fera l’aimer. En refermant ce bouquin, on se sent pousser des ailes.

MA NOTE : 19/20

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