Chroniques

Le Théorème des Katherine de John GREEN

Titre : Le Théorème des Katherine

Auteur : John GREEN

Genre : Littérature d’enfance et de jeunesse

Prix : 16.95 € (broché) / 12,99 € (kindle)

Quatrième de couverture :

“Dix-neuf fois Colin est tombé amoureux.
Dix-neuf fois la fille s’appelait Katherine.
Pas Katie, ni Kat, ni Kittie, ni Cathy, et surtout pas Catherine, mais KATHERINE.
Et dix-neuf fois, il s’est fait larguer.”


 

MON RÉSUMÉ

Colin, surdoué, vient de se faire larguer par sa 19e Katherine. Afin qu’il puisse s’en remettre, Hassan, son meilleur ami, décide de l’embarquer dans un road-trip à travers quelques villes des Etats-Unis. Après la découverte d’un panneau indiquant la direction de la “soi-disant” tombe de l’Archiduc François-Ferdinand (dont son assassinat aurait déclenché la Première Guerre mondiale), ils atterrissent dans une ville du nom de Gutshot, dans le Tennessee. Ils y font la rencontre de Lindsey Lee Wills, une adolescente et future aide-soignante, ainsi que la mère de celle-ci, Hollis, propriétaire d’une usine qui fabrique des cordons pour des tampons (ainsi que de nombreux autres personnages secondaires, comme le petit-ami de Lindsey, LAC (L’Autre Colin), ses amis et le reste des habitants). Alors qu’elle leur propose de rester le temps d’un été en leur proposant un petit boulot, Colin a qu’une chose en tête : mettre en place un théorème permettant de prédire une prochaine rupture.

MON AVIS

C’est le second livre de John GREEN que je prends le temps de lire, le premier étant “Will & Will”, écrit en collaboration avec David LEVITHAN. Je n’ai pas acheté ce livre, je suis tombée dessus à la médiathèque de ma ville et je me suis dit : pourquoi pas ? J’avais apprécié “Will & Will”, même si ce n’est pas le genre de lecture qui restera gravé indéfiniment dans ma mémoire. Ce livre, “Le Théorème des Katherine”, me donne un peu la même impression. En effet, c’était une lecture agréable et je ne la regrette pas, mais sans plus.

Cependant, il y a quand même certaines choses à retenir de ce livre. L’ambiance générale de l’histoire est assez légère, et quelque peu mélancolique par moment. Le fait que John GREEN utilise un langage assez ouvert et courant, voire familier, ce qui fait que c’est le genre de livre qui peut être lu facilement par n’importe quel adolescent, même si celui-ci n’est pas un adepte de bouquins en temps normal. De plus, certains passages ont réussi à me faire sourire, voire, même pouffer de rire, ce qui n’est pas toujours évident. Les dialogues sont, pour la plupart, réussis et offrent à l’histoire ce côté rafraîchissant.

L’auteur a voulu nous transmettre une vision de la vie plus qu’originale. Il y a une certaine morale à garder de cette histoire : peut-on réellement prédire l’avenir grâce à une simple formule mathématique ? Que ferait-on afin que le monde se souvienne de nous ? Car c’est ce que Colin Singleton souhaite : avoir enfin sa propre minute Eurêka afin de ne plus être un simple surdoué, mais devenir un véritablement génie. On arrive rapidement à cerner ce personnage, mais aussi les autres, surtout pour le groupe d’adolescents que forment Colin, Hassan et Lindsey. On fait face à trois jeunes qui sont sur le point de devenir de jeunes adultes. Ils sont encore en train de grandir et de se chercher. On peut le voir avec le personnage d’Hassan Hardish qui n’est toujours pas allé à la fac, mais ne serait-ce pas parce qu’il n’a toujours pas trouvé sa véritable voie ? Il a l’apparence du meilleur ami parfait, celui qui arrive toujours à nous faire rire et toujours là pour son ami et pourtant, lui aussi à ses propres soucis qui sont facilement dans l’ombre de ceux de son ami Colin.

J’ai beaucoup apprécié le duo que formaient Hassan et Colin. Bien qu’il y ait eu des hauts et des bas entre eux, on sent que ça finira toujours par s’améliorer. En fait, ils sont assez complémentaires. D’un côté, nous avons Colin qui fait son possible pour qu’Hassan fasse quelque chose dans sa vie. Et de l’autre, il y a Hassan qui est là pour montrer à Colin qu’il n’est pas seulement un surdoué, mais avant tout un adolescent.

Pour conclure, cette lecture permet à quiconque de passer un bon moment donc je conseille ce livre, surtout si vous sortez d’une lecture un peu plus prise de tête. On a Colin, le surdoué et pro d’anagrammes et Hassan, celui qu’on surnomme le Grand Marrant, et ce n’est pas sans raison. Ce duo de choc va vous aidez à oublier vos petits tracas le temps d’un instant. John GREEN a le don pour inventer des histoires plus improbables les unes des autres, et même si je ne suis pas un fan des mathématiques, lui et son ami le mathématicien, David BISS, on réussit à ne pas me gâcher ma lecture avec toutes ses formules, ses fonctions et ses courbes ..  Oui, heureusement qu’il y avait cette toute dernière partie qui permet de mieux comprendre ce théorème de A à Z.

MA NOTE : 15/20

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